Derrière vos illusions,
Je sens le parfum
De votre cœur
S’évaporant inexorablement
Dans les contours de la nuit.
Derrière votre silence,
J’entends la sourde plainte
De votre âme
Appelant au secours
Un dieu qui n’existe pas.
Derrière votre burka,
Je vois des larmes
De vos yeux
Remplissant l’univers
D’un voile de tristesse.
Un instant,
J’ai cru découvrir vos rêves,
Mais ils ne sont pas sortis de l’ombre.
Un instant,
J’ai cru entendre vos chants d’amour,
Mais le bruit du tonnerre les a recouverts.
Un instant,
J’ai cru voir vos regards s’éclaircir,
Mais l’aube blanche s’est trop vite noircie.
Désormais, c’est la lune qui panse vos plaies.
Désormais, c’est le murmure du vent qui caresse vos sens…
Désormais, le rideau de la vie est retombé sur votre visage…
Joël CONTE, le 15 février 2002