

LYLIA
Si les roses parlaient
Le recueil de Lylia fait entrer le lecteur dans l’univers poétique des roses. De son format, en passant par sa présentation, et jusqu’à son contenu, il ressemble à ses sœurs auxquelles elle veut tellement rendre hommage.
D’un abord plein de douceur, Lylia nous apparait déjà comme imprégnée de finesse et de sensibilité. Mais sa rêverie est parfois teintée de mélancolie et de tristesse, épines de souffrance sur le chemin des roses.
Cependant, comme dans ses poèmes, c’est la beauté qui prime. Elle désire apporter à son public la perception d’une image de bonheur au milieu du Printemps. Elle aspire à faire vibrer l’âme sensible d’une lueur d’espoir en gouttes de rosée sur la corolle fine. Elle veut ouvrir le ciel aux aurores éclairées de la fleur épanouie.
La légèreté et la fraîcheur de ses poèmes n’empêchent pas d’y retrouver la rigueur d’une écriture aux références classiques. Chacun sait les difficultés à manier la forme fixe. Lylia maîtrise le sujet : la prosodie construit le sonnet comme la tige soutient la fleur. Et son inspiration offre la sève magique qui embellit la robe des pétales en leur magnificence.
L’auteur transporte le lecteur dans un voyage aérien au cœur d’un espace enveloppé d’essence musicale. Car les vers de Lylia chantent, et chaque sonnet délivre une mélodie parfumée de printemps.
L’illustration d’Emmanuelle Havard en couverture offre une vitrine aux couleurs pastel d’un jardin parsemé de roses autour d’une belle dame.
Les différentes présentations, en préface de Monique Lacroix-Terrier et Monina Joly, et en postface de Luce Dulac, apportent au livre un soutien coloré et un éclairage évocateur. Mais le texte de Jean de Lost-Pic, imprimé sur un joli marque-pages est élogieux et plus que convaincant.
Afin d’associer complètement le lecteur à sa passion, Lylia tient à faire partager, en première partie, l’instant magique de sa rencontre avec la rose. Et elle démontre dans « la petite histoire de la rose » qui suit, l’ampleur de son attachement à l’éternité de la fleur à la vie pourtant si éphémère.
Un CD incorporé à l’ouvrage ajoute à une approche déjà si attrayante. La même illustration cache, cette fois-ci, le charme d’une voix au timbre envoûtant. Les roses parlent et disposent d’une tribune à travers l’inspiration de l’artiste aux talents multiples : l’écriture, la musique et le chant.
« Si les roses parlaient » n’est pas la première composition de Lylia. Il en constitue un élément particulièrement réussi. L’auteur invite le lecteur à la découverte d’un jardin extraordinaire où les roses s’expriment dans leur plus belle parure poétique.
Lylia – lylialecorre@hotmail.fr
Article de Joël Conte