Jean DOLANDE
De la Place Saint-Germain au trottoir des Champs Elysées
L’art et la culture en expression libre
Avec REDLINE, Jean Dolande a créé une œuvre majeure de son cheminement artistique. Humaniste dans la plastique et la sensitivité qu’il maîtrise parfaitement, il associe la volonté de protéger la planète des dangers qui la menace, d’une action de reconnaissance de l’artiste dans son authenticité quelque soit son parcours.
C’est ainsi qu’après les premiers succès rencontrés lors de la présentation de ses réalisations dans les espaces conventionnels, il a pu constater une importante inertie quant à la promotion d’une grande partie des créateurs contemporains. Il a mise en évidence, dans le même temps en parallèle, une inertie équivalente quant aux initiatives menées pour sauvegarder une planète vouée à la mort et à la destruction de la main de l’homme.
En juillet 2008, il expose avec REDLINE Place Saint-Germain à Paris et en mars 2009 au Pavillon d’Art Contemporain. La performance, qui constitue le moment fort des vernissages, est renouvelée le 1er novembre 2008 au Cimetière du Père Lachaise à Paris, en procédant ç l’enterrement d’une de ses œuvres. Après un détour à la Galerie Véra Amsellem à Paris, puis à Londres, il intervient le lundi 25 mai 2009 à 23h00, et sous la pluie, sur la Place Saint-Sulpice. Le 6 octobre 2009, une invitation de Michel Soyer et « L’équipage du Bar de l’Escadrille du Fouquet’s Paris » sur les Champs Élysées, est annulée au dernier moment.
Et c’est là que la personnalité de Jean Dolande s’exprime une nouvelle fois. Il décide que le « Happening’ de 20 heures » de la « très fameuse Café Society « des années 30 aura son spectacle, mais cette fois-ci devant le Fouquet’s. Avec une organisation sans faille, il réunit le noyau dur d’une vingtaine d’amis le mardi 1er décembre 2009 à 19h30 pour une mise en scène désormais familière.
Quatre symboles parmi les douze de sa création originale sont transportés et installés sur le trottoir du Fouquet’s, sous le regard de passants étonnés et d’un service d’ordre discret mais attentif. Deux statuts de couleur rouge vif sont soutenues par un socle et quatre gardiens masqués. Les quatre « chiottes » qui accueillent chacun un symbole, Droit de l’homme, génocides, drogues, mines antipersonnel, sont accompagnés par un cinquième de couleur blanche, rempli de boules blanches, et, là-aussi, emmenées par quatre paires de bras masquées. Cette dernière symbolise les molécules, « la déstructuration moléculaire pour retrouver une qualité de pensée : arrivé à une certaine saturation, pour qu’il y est construction, une destruction est nécessaire. »
L’ange libérateur, tout de blanc vêtu, ouvre, dans un premier temps, la marche du cortège extra ordinaire qui illumine soudain les Champs-Élysées de sa puissante clarté. Devant le Fouquet’s, les chiottes se mettent en position dans une géométrie parfaite : la blanche entre les rouges, les gardiens masqués restant impassibles autour de leur « trésor ». L’ange blanc intervient alors dans une course lente et décomposée, jusqu’au devant de la chiotte aux boules blanches. Et d’un geste ferme et définitif, il démolit l’édifice et fait exploser les boules en un instant éternel. Puis l’ange, épuisé, peut enfin s’allonger à côté de son œuvre rédemptrice.
Les applaudissements n’ont pas manqué à la fin de cette performance. C’est ainsi que Jean Dolande a poussé une nouvelle fois le cri de désespoir et d’espoir du monde qui vit dans cette misère qui doit cesser au plus vite, devant un public, loin des lourdeurs des convenances restrictives.
Le génie de la création et de l’expression s’est dévoilé au grand jour, loin de l’intimité des salons privés, et des ateliers inaccessibles. La marche de Jean Dolande encouragée par toujours plus d’amis, artistes ou amateurs, se poursuit sur le chemin du doute, de la lumière et de la liberté.