Vendredi 6 novembre 2009

De l’agriculture biologique à la nourriture culturelle

 

 

La vie culturelle parisienne fourmille de lieux sans prétention et aux charmes discrets. Loin de « La Une »  des journaux, et des coups médiatiques, c’est par le « bouche à oreille » qu’ils se font connaitre au grand public.

         A Paris, au bord de la Butte aux Cailles, dans une rue piétonne du 13ème arrondissement, apparaît la vitrine du Café littéraire, Salon de thé L’Apostrophe. La beauté dans sa simplicité, de la façade, de la salle et des installations, n’a d’égal que la chaleur de l’accueil.

         Après une dure journée de travail, à la recherche d’un moment de détente, l’endroit est tout trouvé pour se changer les idées. Les couleurs des murs et du mobilier sont chaudes, et le sourire trouve un refuge bien apprécié.

         De la jeunesse de ses gérants, Adeline et Nicolas, s’exprime une joie de vivre et une approche spontanée. Et bien loin de ne vouloir que contenter les papilles gustatives des gastronomes amateurs de cuisine et de produits biologiques, ils souhaitent ouvrir leur univers au monde des arts et de la culture.

         Plusieurs fois par mois, une programmation propose de découvrir des artistes du théâtre, de la musique et de la poésie. Transformé en lieu d’animation, l’atmosphère, sans être modifiée, s’installe dans la pleine dimension qu’elle peut offrir.

         Avec les expositions, permanentes d’ouvrages et de revues, et provisoires d’œuvres picturales et de photographies, l’espace respire dans la fraîcheur d’un bonheur qui scintille dans les yeux des convives et des spectateurs enchantés.

         De la qualité issue du travail et de la générosité des maitres et animateurs du Café Littéraire, un bien-être envahit le passant d’un soir. L’envie de revenir se perdre au détour d’une rue piétonne, devenue une voie fleurie vers la création artistique et les saveurs de l’alimentation biologique, devient naturelle.

         Et c’est au fond des artères de Paris que se retrouve et s’épanouit le miroir de l’esprit des êtres humains à qui la lumière est offerte.

 

 

Café littéraire – Salon de thé  L’Apostrophe, 41 rue Vandrezanne 75013 Paris

 ( 01 45 88 04 67 http://lapostrophecafe.blog.free.fr  


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Jeudi 24 septembre 2009

Fatima BINET OUAKKA





L’Art et la Culture Marocaine

en voyage

  

         De l 'Arménie où elle nous revient ...

         Fatima Binet Ouakka participe à une exposition internationale  de peinture et de sculpture au Musée National d’Erevan, en Arménie, du 11 au 24 septembre 2009.

         Dès sa plus jeune enfance, elle a vécu dans le mélange des civilisations et des cultures. Dans la région de Fès, où elle fait ses premiers pas, son entourage familial l’incite à ouvrir les portes de l’univers. Découvrant la peinture au hasard d’un passage dans un atelier d’art plastique à Paris, elle se laisse entraîner au fil de sa curiosité et de son inspiration. Devenu professeur d’Art plastique auxiliaire dans un lycée français, elle suit des cours à l’école du Louvres et dans différents ateliers de peinture. Ces recherches en couleur la mènent progressivement vers l’attirance instinctive du bleu, lui rappelant la proximité de ces racines.

         La notoriété de Fatima Binet Ouakka prend rapidement une dimension internationale. Fidèle aux essences de sa terre natale, elle favorise les échanges, le partage et de dialogue dans le monde. Reconnue dans son art en tant qu'artiste universelle, elle trouve aussi une place en tant que vecteur d’une culture qu’elle aime par-dessus tout : celle de son pays le Maroc.

 

                                                                                                                                                                    Joël CONTE

                                                                                                                                                          Président des Rencontres

                                                                                                                                         Européennes  Euro poésie


 


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Dimanche 13 septembre 2009

OZOUA

 

Souffle de vie

 

Éditions Monde Global




A sa septième année d’écriture poétique et après avoir publié plusieurs recueils, plus que jamais la poésie constitue pour Ozoua « un langage universel ».

Dans son ouvrage « Souffle de vie », elle ouvre une fois de plus « La parole de son cœur ». Et son inspiration fait vibrer le lecteur dans la force de sa passion, et dans la sensibilité de ses mots.

Car elle respire d’un souffle riche de liberté, d’amour et de paix. Elle s’investit auprès de l’être humain qui lutte contre l’oppresseur, et qui souffre de la misère et de l’esclavage. Elle se révolte devant la femme battue et humiliée. Elle incite au courage et à l’action devant les injustices.

Elle s’illumine du soleil de l’amour. Elle est attendrissante envers les enfants, source de vie, et porteurs d’espoir pour l’avenir. La beauté de la nature lui transmet un bonheur et une sérénité qu’elle sait recevoir. L’olivier, le corossol, les fleurs magnifiques, font partie des composants de son bouquet de poésie qui veut rappeler que la Terre est belle.

Son humanisme se nourrit du rêve et de l’altruisme. Sa plume tend la main à l’être déshérité pour faire apparaître sur ses lèvres un sourire. Avec ardeur, elle voit l’heure venue « de construire un monde nouveau et d’agir pour le bonheur de l’humanité ».

Femme de la paix, elle poursuit sa démarche en vue de servir une société qui a beaucoup à apprendre de son aspiration. Entre la pluie et le soleil, elle se positionne comme « l’accord parfait » de l’arc-en-ciel

Des poèmes courts au plus longs, elle garde aussi la nostalgie de sa terre natale qu’elle honore notamment dans son dernier poème. Son cœur bat aussi pour son île et ses racines. Elle s’assume comme la princesse à peau d’ébène qui fait revivre les héros de son peuple nègre.

L’illustration de la première de couverture, reproduite en filigrane en quatrième de couverture, d’Alain Kojele représente une femme africaine remplissant son vase de l’eau de la montagne.

C’est cette pureté et cette fraicheur qui se retrouve dans l’écriture poétique d’Ozoua, dont la source d’inspiration reste inépuisable d’énergie et de lumière.

 

Éditions Monde Global : www.mondeglobal.com info@mondeglobal.com

OZOUA : ozoua.soyinka@yahoo.fr  


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Jeudi 27 août 2009

Gaby ENAM

 

Rêves éclos

 

Les éditions de la Rose Bleue




Du rêve nait la poésie et de la poésie nait le rêve. Mais de la poésie nait aussi l’élan qui incite à l’écriture et à l’expression des sentiments les plus forts. Dans son ouvrage, Gaby Enam ouvre ses rêves aux lecteurs par la voie de la poésie.

         Elle a tenu à organiser sa présentation en deux parties. Le Trésor d’eau apparait comme un « prélude » à la « promesse de vie » qui est délivrée à l’enfant qui vient de naitre, et au poète néophyte qui s’ouvre à l’écriture. Car pour l’auteur, la poésie se conçoit comme la source, comme « un trésor au creux des mains ». De la folie du marginal à l’élan du cœur battant, elle se situe dans l’essentiel aux « mille couleurs rieuses ».

         Le titre de la première partie correspond à celui du dernier poème de ce premier ensemble, conclusion des premiers balbutiements de son approche poétique.

         Dans « Prémices » ; le nombre de poèmes est plus important. La plume commence à prendre son envol, et l’écriture laisse enfin place à l’inspiration spontanée sans retenue.

         Mais cette deuxième partie est organisée différemment avec des sous chapitres aux thèmes diversifiés. Il montre les centres d’intérêts principaux de la vie de l’auteur.

         La paix dans le monde, qu’elle décline dans le respect de la diversité et de la différence, fait ressortir sa démarche humaniste.  Elle tient particulièrement à la valeur de la famille. Et chacun trouve sa place dans cette unité « ensoleillée et belle », du papa à la maman, du fils à la fille.

         Le final consacré à Noël et à une superbe « prière à Marie» synthétise son aspiration à vouloir un monde meilleur.

         La croyance religieuse, quand elle se vit dans l’amour et l’authenticité, peut transformer le rêve éclos en réalité embellie par le miracle de la nativité.

         Du Togo où elle a vu le jour, et où elle a trouvé son équilibre, Gaby Enam a su s’ouvrir au monde extérieur par la voie de la création.

         Amie des arts, elle a associé le jeune artiste togolais Laka avec la reproduction en première de couverture d’une de ses œuvres « Moments de tendresse ».

         La préface présentée par Ephrem Seth Dorkenoo, s’inscrit tout en poésie dans la vision de l’auteur. En s’arrêtant sur le nom de l’éditeur, « La Rose Bleue », on ne peut s’empêcher d’établir un lien avec la beauté du jardin fleuri et coloré que nous offre l’auteur.

         Devant pareil parterre, il est à souhaiter que beaucoup d’autres roses fleurissent de l’inspiration de Gaby Enam.

 

Gaby Enam : ghislaine3son@yahoo.fr


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Lundi 27 juillet 2009

Du sheriff de Disneyland

 

au Carrousel, unique au monde,

des animaux disparus au Jardin des Plantes de Paris

(Muséum d'Histoire Naturelle - Galerie de l'Evolution)
 






Le Dodo Manège


ou

 

Samy FINKEL, le boxeur au cœur tendre


Petit fils de forain, son grand-père travaillait dans la « Cabane à Jackson » comme boxeur, Samy Finkel maintient la tradition familiale en animant le carrousel, unique au monde, des animaux disparus ou en voie de disparition au Jardin des Plantes de Paris.

         Il a baigné dans le milieu artistique avec une mère danseuse étoile et un père dans le mobilier d’art, et il s’est toujours montré proche de la nature, des animaux et des enfants.

Pourtant sa physionomie robuste et son tempérament combatif  l’ont mené, au plus fort de sa jeunesse, à pratiquer des sports physiques tels que le rugby, et la boxe qu’il a même enseigné. Il devient ensuite cascadeur à Disneyland où il tient le rôle de sheriff dans une troupe composés de « cow-boys et d’indiens ».

         Mais avec l’âge et l’expérience, il a fini par écouter la voix de son cœur. Et le destin lui a bien tendu la main.

Habitant à côté du Jardin des Plantes de Paris, il lui vient l’idée de proposer l’installation d’un manège. Et pas n’importe lequel des manèges : celui des animaux disparus et en voie de disparition. En effet son amour de la nature l’a toujours sensibilisé au drame de la perte d’espèces animales, aux atteintes graves faites aux écosystèmes, et à la survie de la planète.

De plus, le boxeur a toujours eu une âme d’enfant. Il sait la valeur pédagogique de l’animation ludique qu’il engage auprès des jeunes, et l’intérêt que les parents peuvent trouver au côté de leurs bambins.

C’est ainsi qu’en 1993, il met en place un premier manège de chevaux de bois. Et en  juillet 1994, après un travail fastidieux, il en installe un second où les chevaux de bois sont remplacés par des animaux disparus ou en voie de disparition.

Alliant la féerie du rêve, sur fond musical, à la prise de conscience d’un phénomène sociétal mondial, Samy Finkel a composé son « Arche de Noé » avec onze représentants : l’aepyornis de Madagascar, le dodo ou raphus cuculatus, le thilacine ou loup de Tasmanie, le glyptodon d’Amérique du Sud, le sivathérium, la tortue à cornes, le panda, le lion de l’Atlas, le tricératops, l’éléphant d’Afrique et le gorille des montagnes.

Situé à côté du Carré des Iris, entre la Grande Galerie et la Paléontologie, proche du numéro huit de la rue Buffon, et du métro de la gare d’Austerlitz, il ne saurait trouver meilleure place : tout déplacement dans un autre lieu apparaitrait comme une parfaite ineptie.

Dès les premières semaines, il connait un succès remarquable. Avec les touristes venus du monde entier, il reçoit régulièrement la visite des écoles parisiennes. Des enfants de vedettes et de personnalités, comme Robert de Niro et Emma Truman, n’ont pas manqué d’honorer de leur présence le « manège enchanté ».

Ouvert tous les jours de l’année, de quatorze heures jusqu’à la fermeture du Jardin, et à partir de onze heures le dimanche, il pratique des tarifs à deux euros le tour, puis un montant dégressif en fonction du nombre demandé. Le lien avec le Muséum se retrouve dans le « ticket-pass » qui inclut le carrousel.

Il fallait donner un nom à cet œuvre d’art tournante : le choix du réalisateur s’est porté sur le dodo ou raphus cuculatus. C’est le nom d’un oiseau de l’Ile Maurice massacré massivement pour nourrir les équipages des navires,  qui a disparu depuis l’année 1680, et qui est devenu l’emblème de l’Ile. Le dodo est, en effet, le symbole des premières destructions d’espèces que l’on peut imputer à l’homme autour de ses activités de chasse et de pêche, au fil des siècles.

De son passé de sportif et de cascadeur, en passant par sa passion pour les peintres romantiques du dix huitième siècle comme Gaspard David Friedrich, Samy Finkel a su transposer son amour de l’art créatif et de la nature à travers une initiative culturelle didactique et humaniste qui prend une dimension considérable dans une période où l’homme prend conscience des responsabilités qu’il doit assumer face à son environnement.

De son énergie, toujours débordante, il est prêt à sortir de sa manche de magicien des projets culturels encore plus inattendus.

          En attendant, le carrousel « Dodo » continue de faire tourner les têtes de nos enfants émerveillés et celles de leurs parents charmés. 

Samy Finkel : sam.marlon@wanadoo.fr


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Lundi 20 juillet 2009

Philippe BARBIER

 

Les Racines de l’Imaginaire

 

Collection Thierry Sajat

 

 

         Dévoilé à la poésie que depuis quelques années, Philippe Barbier a trouvé le moyen d’expression qui lui permet d’assouvir son immense envie de vivre en osmose avec ses contemporains.

         Et son appétit est féroce. Il dévore la vie à pleines dents, et rien ne le retient dans sa démarche authentique et sincère. Dans une société qu’il voudrait égalitaire, il ne supporte pas les injustices et la misère du monde. Il ne comprend ni n’admet les tortures infligées par l’homme à la nature et aux animaux.

         Son langage dispose de la vertu de la simplicité et de la spontanéité, avec l’outil d’une maturité affirmée par les épreuves de la vie.

         C’est ainsi qu’il associe, dans son style d’écriture comme dans quotidien, un accent de dureté implacable, d’honneur et d’humilité, et la sensibilité du poète et de l’homme de cœur.

         A travers le titre de l’ouvrage, l’auteur laisse entrevoir que sa source d’inspiration puise sa force dans les racines. Soucieux du respect des valeurs morales dans la société, les liens qui le rattachent avec son passé sont solides. Ses origines tziganes s’imprègnent dans cette fierté noble qui ressurgit devant la bassesse et l’ignominie.

         L’imaginaire intervient comme l’un des outils indispensable de la création poétique. De la vision de la réalité, comme la décrit l’auteur dans le poème « Les clapiers des cités modernes », à la transposition sur la feuille blanche, le chemin peut être long et incertain. Il a trouvé la passerelle qui sait extirper les sentiments et les émotions qui viennent du plus profond de son âme. Et les résultats sont éloquents.

         Du titre du recueil jusqu’à l’ensemble de ses poèmes, il est possible de retrouver le contraste qui détermine sa personnalité hors du commun. Le poème qui clôture l’ouvrage « Sensualité masculine » se montre particulièrement expressif.

         Mais le poète est aussi épris de liberté. De cette liberté qu’il exprime si bien à travers ses poèmes, et qu’il apprécie à chaque instant de sa vie.

         Marié et père de deux enfants, dans l’intense activité poétique et culturelle qui l’accapare, il n’oublie pas la vie familiale. Et comme il l’écrit si bien dans son poème tendresse : « c’est peut-être cela le bonheur ».

         Au fil de son parcours, il a déjà rencontré beaucoup d’artistes auxquels il sait rendre hommage. C’est ainsi qu’avec trois haïkus de Catherine Belkhodja, il a inséré dans son ouvrage une photo de Jean-Jacques Kelner et une illustration de Robert Melcus.

         Il est aussi devenu l’ami des peintres comme Jean Dolande, et des sculpteurs comme François Melin, reconnus dans leur art, sans oublier « Dièse » pour la musique. Et il n’hésite pas à les soutenir très activement. Car l’interaction entre les différentes formes d’art s’impose dans son esprit comme « le rayon de lumière perforant les ténèbres ».

         Même avec une jeunesse d’âme comme la sienne, le poète laisse transparaitre quelques traces de nostalgie et de mélancolie. Mais il aime la vie et la vit bien au présent.

         De la plume de l’authenticité émerge, par Philippe Barbier, une œuvre puissante de caractère et de sensibilité. La poésie trouve une source d’expression, des racines à l’imaginaire, comme de la mer au ciel.



Philippe Barbier :  http://philipoete.wifeo.com/  ou « poète nervalien » -  06 74 37 13 15

 

Collection Thierry Sajat :  7 avenue d’Augsbourg 18000 Bourges – thierrysajat.editeur@free.fr

 

Robert Melcus :    robert.melcus@aliceadsl.fr

 

Jean-Jacques Kelner :  jjk92@orange.fr




 


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Lundi 20 juillet 2009

ABDER ZEGOUT

 

FULGURANCE

 

 

 

Éditions L’Harmattan

 

 

        

Deux grandes sources d’inspiration de l’écriture sont la souffrance et l’amour. Dans son recueil « Fulgurance », Abder Zégout les réunit pour parler de son pays et de sa nostalgie dans l’exil.

         En divisant son ouvrage en deux parties, il veut reprendre une part de sa vie pour mieux l’appréhender dans son futur. Dans celle intitulée « Le village de mon enfance », il présente une jeunesse qu’il décrit comme heureuse jusqu’à la limite de la prise de conscience des réalités de la vie. Et dans son pays, les conditions d’existence passent par le combat, l’injustice et la mort.

         A travers ses poèmes, il déplace, presque alternativement, le lecteur d’une page d’amour à une autre de vers dramatiques. Son écriture romantique vibre de l’émotion des sentiments amoureux. L’auteur aime et respecte la femme dans sa beauté et dans sa dignité. Cette adoration est associée à l’opposition d’une déception qui est perceptible dans plusieurs poèmes. L’amour apporte ses joies et ses peines que le poète reçoit avec la force de sa sensibilité à fleur de peau. IL perçoit ce sentiment avec une intensité qu’il ne retrouve pas toujours chez l’être aimée : l’âme humaine vit trop souvent dans un univers d’apparence, et les traditions restrictives de liberté de son pays ne facilitent pas la qualité des rapports humains.

         Dans ses poèmes qui abordent la dure réalité de la vie sur son sol natal, l’auteur devient révolté : révolté contre la souffrance de ses contemporains, révolté contre l’injustice qui fait loi, révolté contre la misère de son peuple dont il est fier. Sa nature profondément humaniste ne peut le laisser indifférent aux malheurs des êtres humains et encore moins à ceux de ses frères et sœurs. D’un vocabulaire doux et romantique, il passe à un style où chaque mot est porteur d’une douleur, où chaque phrase est un cri. Le peuple kabyle a souffert tout au long de son histoire sous le joug de pouvoirs qu’il a toujours contesté et qu’il a souvent combattu par les armes.

         Abder Zégout est un enfant de la liberté, et, ne pouvant supporter un asservissement contraire à ses convictions, il est parti pour un long voyage vers la patrie des Droits de l’Homme qu’il admire.

         Dans la deuxième partie « Mimosa de Menton » l’auteur trouve cet espace où il peut respirer et où il peut laisser sa créativité poétique s’exprimer. La richesse des rencontres qu’il fait au fil de son parcours lui apporte les satisfactions qu’il ne pouvait avoir de l’autre côté de la Méditerranée. Son inspiration reste la même entre la puissance de l’amour, et la force de la révolte. La vie sentimentale de l’être sensible ne connait aucune altération. L’éloignement, devenu exil, n’efface pas le lien éternel qui le relie avec sa terre natale.

         La nostalgie est présente entre souvenir et questionnement. Sa foi en la bonté de l’homme et en l’avenir d’un monde meilleur ne faillit pas. Le texte en conclusion du recueil se veut optimiste et tourné vers l’espoir d’une « Très Bonne et Heureuse Année ».

         La plume d’Abder Zégout est promise à de très belles années d’écriture, avec une authenticité qui met en valeur son talent et sa créativité. Par la poésie, il exprime une variété de sentiments et d’émotions qui correspond à la marque même d’un art qu’il maîtrise admirablement.

Les Editions L’Harmattan : 5,7 rue de l’Ecole Polytechnique 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com   - harmattan1@wanadoo.fr 

 


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Mercredi 10 juin 2009

Suzy MALTRET

 

Les Heures Essentielles

 

 

Éditions Gerbert

 

        

         Avec Suzy Maltret, nous « entrons en Poésie par la grande porte du cœur ». Et son nouvel ouvrage « Les Heures Essentielles » nous y convie avec bonheur.

         Son recueil se lit comme le défilement d’une journée, de l’aube au crépuscule, en passant par le zénith pour rejoindre la nuit. Sa structure et son cheminement s’interposent avec le déroulement d’une vie, de la naissance à la mort en incluant les moments forts de l’existence.

         Et c’est là que les « heures essentielles » commencent à prendre leur sens profond, au milieu des images éparses de la nature à l’éclairage purificateur.

         L’auteur sait transcender chaque instant de l’enfance en ses premières découvertes et ses innocentes errances. Elle glorifie l’extase des sentiments amoureux dans leur puissance, et dans la magie de l’union fusionnelle. Elle accueille la nostalgie de la nuit, et rend à la mort son habit d’éternité.

         Les mots qu’utilisent Suzy Maltret pour exprimer en filigrane les émotions et les sentiments de son parcours personnel montrent l’aspect sublime de la simplicité dans la tournure magnifiée.

         La maturité de son écriture s’énonce comme le fruit d’un travail longuement muri à l’école de la persévérance. Car pour arriver à un tel degré de qualité, la créatrice a du surmonter des obstacles que beaucoup d’artistes ne savent dépasser.

         La poésie est en chacun de nous, et l’idéal est de saisir les élans de l’inspiration quand la lumière jaillit.

         Et Suzy maîtrise son sujet d’autant plus que chacun de ses poèmes laisse entrevoir cette part de génie contenu dans un ensemble équilibré.

         Elle démontre que les apparences ne doivent servir de masque que pour mieux inciter à découvrir le vrai visage de l’œuvre réalisée. La part du mystère est accessible au regard sincère et à l’esprit éclairé.

         Dans la forme ainsi dévoilée, elle crée les conditions de l’échange entre le lecteur et le poète sans lequel il ne peut y avoir cette illumination qui embellit l’espace d’une dimension aux multiples couleurs.

         La préface de Jehan Despert, son maître en poésie, confirme la perception remarquable de la sensibilité et du talent de l’auteur. Son approche, émouvante par moment, touche au respect et à la reconnaissance d’une démarche tout en authenticité et en épanouissement. La rigueur du poète a trouvé les réponses qu’il attendait de l’élève qui a atteint les sommets inaccessibles de la pureté de l’âme poétique.

 

  Suzy MALTRET : cilciv9228@orange.fr

 

 


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Vendredi 17 avril 2009

Habiba ZOUGUI

 

Cendres des Années de Mutisme

 

 

 

 

De la passion de l’écriture, la poésie a pris une place considérable dans la vie d’Habiba Zougui. Le recueil « Cendres des Années de Mutisme » en constitue un témoignage pertinent.

Comme l’auteur l’écrit dans son introduction, « le mutisme est une trahison de la poésie ». Et dans ses poèmes, elle pousse un cri de révolte contre « l’hésitation, la peur et l’émerveillement. Elle préconise l’action qui en découle : «  C’est le temps de s’unir, et choisir entre être ou mourir ».

         De sa vie quotidienne et de sa vie intime, elle souffle sur la braise encore chaude de ses souffrances et de ses espoirs. Des Années quatre vingt et quatre vingt dix, correspondant à la datation des textes, elle extrait la sève de son âme libérée, et celle d’une société qui vit resserrée dans un carcan d’immobilisme.

         Ses repères fondamentaux s’appuient en premier sur sa famille. Elle rend un vibrant hommage à son père et à sa mère à travers deux superbes poèmes. Mais elle aime aussi son pays. Le poème « Sahara notre mère », qui conclue le recueil, le retranscrit très bien en décrivant son attachement « aux oasis, aux palmiers et au sable doré » de cette « femme envoutante aux mille mystères».

         Dans son élan, tourné vers l’espérance en un monde meilleur, et l’évasion de l’âme trop longtemps étouffée, elle n’en respecte pas moins les traditions culturelles et religieuses comme avec ces quelques mots « Songe aux formules qui doivent être lues ; Et relues en traversant ces lieux ». Elle situe l’errance de l’homme dans l’ignorance des êtres qui ont perdu leurs rêves, et dans l’obscurantisme des « esprits tortueux ».

         Le rêve apparait comme un maitre mot de son écriture avec comme corolaire l’image de l’espoir. Car sous l’enveloppe écrite, et appuyée par l’illustration de la couverture de Bouchaib Habbouli, du drame et du désespoir, l’auteur délivre un message qui se veut optimiste. Plusieurs tournures en témoignent : « Unissons-nous ! Offrons lui la renaissance » avec Elégie sentimentale, « Je voudrais brûler tous ses maux ; avec ces rêves et ces mots » dans Ecumes, « Suivez-moi ! Je suis capable de la métamorphoser en un beau paysage » avec Evasion, « Gardez votre espoir » dans Jeunesse abandonnée.

         La quête de renaissance et du rêve semble passer par la nécessité du départ d’un pays qui lui est pourtant si chère : « Quittez cette patrie ardente » encore dans Evasion,  « Je rêve d’un voyage à l’Eden » avec Chère mère.

         Pour sa première édition l’auteur présente une écriture d’une maturité remarquable. Elle dispose de la maîtrise du mot qui frappe et de l’image qui touche dans la mesure émotionnelle qui guide son inspiration.

         Les poètes peuvent être les témoins objectifs de leurs temps. Habiba Zougui trace les perspectives et les réalités de ses contemporains entre la souffrance des cendres, la flamme de la révolte et l’espoir de la braise.

         La deuxième édition de son œuvre en devenir est attendue avec impatience.

 

 

Habiba Zougui :  fleur_rose37@hotmail.com

 

 

 

                                                                                  Article de Joël CONTE, le 31 mars 2009

                                                                                  È06 08 98 67 02 joel.f.conte@wanadoo.fr

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

 


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Vendredi 17 avril 2009

Jean DOLANDE

et

La Galerie Véra AMSELLEM

à Paris

 

Exposition du 9 avril au 30 avril 2009

Vernissage du 9 avril 2009

 

 

 

L’Art contemporain :

De la galerie à la rue !

Du message de paix à la révolte !


Après l’exposition RedLine présentée à Paris, en juillet 2008 Place Saint-Germain, et en mars 2009 au Pavillon d’Art Contemporain, et l’enterrement d’une de ses œuvres au Cimetière du Père Lachaise le premier novembre 2008, le parcours artistique de Jean Dolande fait étape cette fois-ci dans le quartier du Marais.

La Galerie Vera Amsellem, du nom de sa Directrice, réserve un accueil tout en sourire naturel et en contact amical. Elle partage, de toute évidence, la volonté d’ouverture et la passion de la créativité de son invité.

C’est ainsi que le concept qui a été mis en place ne peut s’entrevoir que par la complicité entre des esprits libres et éclairés. L’espace n’a pas de limite dans leur univers. Et le quartier du Marais offre, de la plus belle façon, la tribune d’un monde fantastique où tout est permis entre la liberté, la tolérance, et l’amour des arts qui peut s’exprimer dans la rue.

Dans cette dimension ainsi établie, Véra Amsellem et Jean Dolande sont en mouvement permanent, vont ici et entre là. La vie s’affine dans toute sa splendeur de l’amitié à l’échange, de l’émotion au rire.

          Dans une telle atmosphère, les œuvres de Jean Dolande peuvent donner toute leur saveur et leur puissance, de la peinture à la sculpture, avec comme point d’orgue la mise en scène théâtrale prévue. Dans la continuité de ses expositions précédentes, il a disposé deux de ses statuts sur le trottoir opposé de la galerie. De couleur rouge vif, sur la base d’un socle de toilette, elles représentent deux des symboles de la misère de notre monde que l’artiste dénonce : le buste à la tête sans cheveux incarnant les Droits de l’Homme bafoués, et les mains suppliantes pour la détresse de la faim. Elles sont encadrées chacune par deux  mystérieux gardes au masque rouge d’un côté et deux  au masque noir de l’autre, tous au regard impénétrable. Entre elles, se trouve la représentation symbolique de la pureté toute blanche sur un socle de même modèle sur laquelle se tiennent, immobiles, des sphères …

         Soudain, au milieu des conversations, surgit l’ange libérateur en tenue et masque blanc. Sortit de nulle part, son apparition est annoncée par la vibration lourde et profonde d’un gong à coups réguliers donnés par un autre garde au masque rouge. Lentement, dans un mouvement décomposé et léger, l’ange s’approche de la statut blanche. Le moment est intense dans son mystère et dans son harmonie. Arrivé devant l’objet pure, l’ange prend une masse et commence son œuvre destructrice et salutaire. Les boules blanches jaillissent du socle renversé et défoncé. Les forces de la vie sont enfin libérées !

Les masques tombent et la pression retombe sous les applaudissements du public qui occupe massivement la totalité de la rue, et qui est encore sous l’émotion des instants irréels qu’il vient de vivre. L’aspect solennel du moment a été accentuée par le respect des automobilistes parisiens qui ont attendu la fin de la cérémonie sans la moindre protestation.

Devant l’affluence de l’arrivée des amis et du public dans l’espace galerie-rue, l’ange réapparait une seconde fois avec autant de force et de magie.

         Une fois de plus, le message est passé. L’artiste, dans son aspiration à être la lumière du monde, a renouvelé son action dans l’instant présent de la réalité. Le cri de révolte à deux visages explose à chacune de ses apparitions avec plus d’énergie et de volonté. Oui, le monde est en danger ! Oui, l’art contemporain existe et il est bien là pour le rappeler !

         Les acteurs médiatiques n’ont pas raté ce nouveau rendez-vous avec la télévision Bouddhachannel Internet, et de nombreux photographes de plusieurs organes journalistiques. Plusieurs personnalités, dont le Prince et la Princesse de Bourbon, sont venus pour apporter leur soutient à la démarche artistique et humaniste du créateur.

         La Galerie Véra Amsellem a rempli sa mission de lieu d’expression des arts et de la culture avec l’éclairage exceptionnel d’un artiste au devenir exponentiel, Jean Dolande, dans la mise en valeur de son talent.  

 

Jean DOLANDE : www.jeandolande.com

 

Galerie Véra AMSELLEM : 48 rue du Roi de Sicile 75004 Paris

            M° Hôtel de Ville / Saint-Paul  É + 33 (0) 1 40 29 47 34

 

La télévision Buddhachannel www.buddhachannel.tv

 

Photographies :

Robert Desgroppes   :  robdesgroppes@orange.fr

Jean-Jacques Kelner :  jjk@orange.fr                                                                      

 

 

 

Joël CONTE, le 13 avril 2009

                                                                                                           joel.f.conte@wanadoo.fr                                                                                           È 06 08 98 67 02

 

 

 


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